Arts en tout genre – Comprendre, explorer et aimer l’art autrement https://www.galeriegovertvandijck.nl Thu, 17 Jul 2025 19:44:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.galeriegovertvandijck.nl/wp-content/uploads/2025/07/cropped-icon-32x32.png Arts en tout genre – Comprendre, explorer et aimer l’art autrement https://www.galeriegovertvandijck.nl 32 32 Art textile : retour en force d’une pratique longtemps sous-estimée https://www.galeriegovertvandijck.nl/art-textile-retour-en-force-dune-pratique-longtemps-sous-estimee/ https://www.galeriegovertvandijck.nl/art-textile-retour-en-force-dune-pratique-longtemps-sous-estimee/#respond Thu, 17 Jul 2025 17:18:00 +0000 https://www.galeriegovertvandijck.nl/art-textile-retour-en-force-dune-pratique-longtemps-sous-estimee/ Longtemps rangé dans la case « loisir de mamie » ou « activité du mercredi pour enfants sages », l’art textile revient en force. Et franchement, ça fait du bien. Parce qu’on parle ici d’un médium hyper riche, sensible, souvent engagé, et qui en dit long sur nos sociétés. Perso, je trouve ça fascinant de voir comment un simple fil peut raconter des histoires aussi fortes que la peinture ou la photo.

Et puis, ce retour, il n’est pas anodin. Il colle pile à notre époque : envie de fait-main, de matières, de lenteur, de sens. On redécouvre les savoir-faire, les gestes, les erreurs aussi. D’ailleurs, si ça t’intéresse de comprendre comment les tendances web et design influencent aussi les arts visuels, jette un œil sur https://www.6neweb.fr, c’est une vraie mine d’or sur le sujet.

Mais au fond, c’est quoi, l’art textile ?

Alors non, ce n’est pas juste faire un pull en tricot (même si pourquoi pas ?). L’art textile, c’est tout ce qui touche au fil, au tissu, à la broderie, au tissage, à la couture, au feutre, au patchwork… Et même au recyclage textile. Ce qui est dingue, c’est que cette pratique a existé partout, tout le temps : chez les Incas, dans l’Égypte ancienne, dans les traditions africaines, asiatiques, européennes… C’est une mémoire vivante.

Mais pourquoi on l’a snobé aussi longtemps ? Sans surprise : parce qu’historiquement, c’est associé aux femmes, au domestique, à l’“art mineur”. Comme si coudre était moins noble que peindre un tableau. Spoiler : c’est pas le cas.

Un outil d’expression puissant (et politique)

Ce qui me frappe, c’est à quel point l’art textile peut être politique. Beaucoup d’artistes l’utilisent pour parler d’identité, de mémoire, de corps, de trauma. Un exemple que j’adore : l’artiste américaine Faith Ringgold. Dans les années 70, elle crée des “story quilts”, des sortes de patchworks narratifs pour parler de racisme, de féminisme, d’histoire afro-américaine. C’est vibrant, direct, et tellement beau.

Et en France aussi, ça bouge. Tu connais Joana Choumali ? Elle a remporté le prix Pictet en 2019 avec ses broderies sur photo prises en Côte d’Ivoire. Le contraste entre le numérique de la photo et le fil cousu à la main est saisissant. On est entre deux mondes. Et c’est ça, l’art textile aujourd’hui : un dialogue entre passé et présent, entre geste ancestral et préoccupations contemporaines.

Des expos, des artistes, des écoles : le textile est partout

Depuis quelques années, les expos dédiées à l’art textile explosent. En 2022, la Fondation Cartier à Paris avait proposé une magnifique expo “Les Fils du Monde”, avec des artistes du monde entier. En 2023, c’était la Villa Noailles qui mettait le textile à l’honneur dans son Festival Design Parade. Même les écoles d’art se mettent à revaloriser ces savoir-faire longtemps considérés comme « artisanaux » (sous-entendu pas assez “contemporains”… bref).

Et toi, tu as déjà essayé la broderie contemporaine ? C’est un vrai kiff. Il y a plein de tutos, de stages, de collectifs à rejoindre. Je suis tombé l’autre jour sur un atelier à Lyon où on apprend à tisser avec des déchets textiles. Poétique et écolo. Le combo parfait.

Pourquoi ce retour ?

Clairement, il y a un ras-le-bol du tout numérique, du lisse, du rapide. L’art textile, lui, prend son temps. Il oblige à ralentir. Et dans ce monde qui va à mille à l’heure, c’est une forme de résistance. C’est aussi hyper sensoriel : toucher une laine rêche, une soie fine, un coton brut… ça change tout dans la relation à l’œuvre.

Il y a aussi ce goût du “bricolé”, de l’imparfait. Le fil qui dépasse, la couture un peu tordue… On est loin de l’art figé sous verre. Ici, ça vit, ça bouge, ça se transforme. Et surtout, ça se partage. Beaucoup d’artistes textile travaillent en collectif, en ateliers ouverts, dans des lieux hybrides. C’est vivant, et franchement, ça fait du bien.

Et maintenant ?

Est-ce que ce retour du textile est juste une mode ? Peut-être. Mais perso, je pense que c’est plus profond que ça. C’est un vrai mouvement de fond, porté par des artistes qui ont envie de remettre les mains dans la matière, de créer du lien, de raconter autrement.

Alors si tu croises une expo textile, pousse la porte. Même si tu pensais que c’était pas pour toi. Tu pourrais bien te retrouver face à une œuvre cousue main qui te parle plus fort que n’importe quel grand tableau. Et ça, franchement, ça vaut le coup.

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Street art ou artisanat urbain ? Quand la création de rue devient objet d’art https://www.galeriegovertvandijck.nl/street-art-ou-artisanat-urbain-quand-la-creation-de-rue-devient-objet-dart/ https://www.galeriegovertvandijck.nl/street-art-ou-artisanat-urbain-quand-la-creation-de-rue-devient-objet-dart/#respond Wed, 16 Jul 2025 10:22:25 +0000 https://www.galeriegovertvandijck.nl/street-art-ou-artisanat-urbain-quand-la-creation-de-rue-devient-objet-dart/ Tu t’es déjà arrêté net devant un mur recouvert de graff, avec cette sensation bizarre de te dire : « C’est plus qu’un tag, là… c’est carrément une œuvre » ? Franchement, moi ça m’est arrivé à Berlin, dans une ruelle pas loin de la East Side Gallery. Un collage immense de visages déchirés, collés, repeints… Ça t’attrape l’œil, puis ça te retourne un peu. C’est là que je me suis posé la question : à quel moment le street art sort de la rue pour devenir de l’art, du vrai, qu’on encadre, qu’on vend, qu’on expose ?

Parce que bon, on parle souvent de street art comme d’un truc rebelle, illégal, un peu punk. Mais aujourd’hui, certains morceaux de mur se vendent à prix d’or, et des graffeurs sont représentés en galerie comme des artistes contemporains à part entière. Est-ce que c’est toujours du street art, ou est-ce qu’on glisse doucement vers ce qu’on pourrait appeler… un artisanat urbain ? Une forme d’expression maîtrisée, pensée pour durer, parfois même enseignée. D’ailleurs, sur artitscreation.com, on trouve de vraies pépites d’art urbain transformées en objets d’art, limite à collectionner.

Quand l’art s’invite dans la rue (ou l’inverse)

Au départ, le street art c’est un cri. Un coup de bombe, un pochoir à la volée, un collage collé en douce à trois heures du matin. C’est sauvage, rapide, souvent éphémère. Banksy, évidemment, a joué un rôle énorme dans cette popularisation-là. Mais il n’est pas le seul. À Marseille, par exemple, des collectifs comme le M.U.R ou l’Artmada transforment littéralement des pans entiers de quartiers en galeries à ciel ouvert. Et ce n’est pas juste du graphisme : on parle de mosaïque, de sculpture en béton, de tricot urbain (oui, du tricot !), bref, de vrais savoir-faire.

Ce que je trouve fou, c’est que certains artistes urbains bossent avec autant de technique qu’un artisan d’art. Regarde Invader avec ses mosaïques pixelisées. Ou Vhils, qui sculpte les murs au marteau-piqueur pour révéler des visages. Ce n’est pas un simple geste graphique, c’est une maîtrise de la matière, du support, du geste. Et là, pour moi, on bascule : on n’est plus juste dans l’art de rue, on est dans l’artisanat. Urbain, oui, mais clairement artisanal.

La rue, nouveau tremplin pour les artistes-artisans

Ce glissement, on le voit aussi dans les parcours. Beaucoup d’artistes de rue commencent par les murs, et finissent par travailler sur toile, sur bois, sur objets récupérés. Pas pour “trahir” la rue, mais pour explorer autrement, plus longtemps, plus profondément. Perso, j’ai vu une expo de Madame (artiste collage parisienne) où chaque pièce semblait voler entre le mobilier ancien et le manifeste politique. C’était dérangeant et beau à la fois. Et surtout : fait main. Lentement. Amoureusement.

Alors oui, peut-être qu’on peut parler d’artisanat urbain. Quand l’artiste choisit ses matériaux avec soin, travaille sur la durée, développe une technique personnelle, transmet un savoir. Ça reste ancré dans la culture urbaine, dans ses codes visuels, mais ça flirte avec le fait-main, le durable, l’unique. C’est plus proche d’un luthier de la rue que d’un taggueur pressé, tu vois ?

Est-ce que ça perd son âme ?

Question piège, non ? Y’en a qui diront : “Le street art, c’est dans la rue ou rien”. D’autres pensent qu’il évolue, qu’il a le droit de changer de forme sans perdre son message. Moi, je suis un peu entre les deux. Quand je vois un ancien mur de JR devenir une fresque de salon, j’ai un petit pincement. Mais quand je découvre des artistes qui transforment une démarche urbaine en objet d’art, sans renier leurs racines, ça me bluffe. Et souvent, ça me touche plus que certains trucs ultra-léchés vus en foire d’art contemporain.

Et toi, tu préfères quand l’art reste dans la rue, ou quand il se laisse toucher, acheter, collectionner ? Est-ce que ça t’émeut pareil quand c’est encadré ?

Conclusion : un nouveau langage hybride

Le street art n’a peut-être jamais été aussi vivant qu’aujourd’hui. Il bouge, il mute, il s’adapte. Et parfois, il devient artisanat urbain : une nouvelle manière de faire dialoguer les gestes de la main avec les cris de la rue. Ce n’est pas une trahison, c’est une évolution. Une ouverture. Une manière de dire que même un mur peut devenir un objet d’art, pourvu qu’on y mette du cœur, du sens, et un peu de poussière sous les ongles.

Alors la prochaine fois que tu croises une fresque, un collage, une sculpture sur un mur… pose-toi la question : est-ce juste joli, ou est-ce que c’est de l’art ? Et si la réponse est “les deux”, c’est peut-être qu’on y est, justement.

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Zoom sur le Raku : l’art céramique japonais qui fascine les artistes d’aujourd’hui https://www.galeriegovertvandijck.nl/zoom-sur-le-raku-lart-ceramique-japonais-qui-fascine-les-artistes-daujourdhui/ https://www.galeriegovertvandijck.nl/zoom-sur-le-raku-lart-ceramique-japonais-qui-fascine-les-artistes-daujourdhui/#respond Sat, 12 Jul 2025 10:23:44 +0000 https://www.galeriegovertvandijck.nl/zoom-sur-le-raku-lart-ceramique-japonais-qui-fascine-les-artistes-daujourdhui/ Tu l’as peut-être déjà vu en expo ou en boutique sans mettre un nom dessus : ces bols au charme brut, aux craquelures presque aléatoires, qui semblent sortir tout droit d’un rituel ancien… C’est du Raku. Une technique japonaise de cuisson céramique qui, franchement, ne ressemble à rien d’autre. Et qui, depuis quelques années, fait vibrer pas mal d’artistes céramistes en quête de sensations vraies et de gestes libres.

Mais pourquoi cet engouement aujourd’hui ? Et surtout, qu’est-ce qui rend le Raku aussi unique ? On a creusé le sujet. Et on est tombé sur des pépites. D’ailleurs, si tu veux voir ce que ça peut donner dans des mains contemporaines, jette un œil à https://milanarts.com : il y a des exemples bluffants de pièces Raku revisitées façon XXIe siècle.

Le Raku, c’est quoi exactement ?

Alors non, le Raku ce n’est pas un style esthétique figé. C’est d’abord une méthode de cuisson céramique ultra-particulière, née au Japon au XVIe siècle. À la base, ça servait à fabriquer des bols pour la cérémonie du thé, tu vois le genre, zen, sobre, ultra-sensoriel.

Ce qui rend le Raku spécial ? C’est son processus. On sort la pièce du four à très haute température (genre 950-1000°C) alors qu’elle est encore rouge incandescente – littéralement – et on la plonge direct dans un matériau combustible (sciure, paille, journaux…). Résultat : un choc thermique brutal, une réduction d’oxygène, et… magie. Des craquelures aléatoires, des nuances inattendues, des effets métallisés, enfumés, presque lunaires parfois.

Ça paraît fou ? Ça l’est un peu. Et c’est justement ce côté imprévisible qui séduit.

Pourquoi ça parle autant aux artistes d’aujourd’hui ?

Perso, je pense que c’est le côté « lâcher prise » qui touche. Dans un monde où tout est calibré, optimisé, contrôlé, le Raku t’oblige à accepter que tu ne maîtriseras pas tout. Tu prépares ta pièce, ok, mais la cuisson… elle a sa vie propre. Un peu comme une collaboration avec le feu et la matière.

Beaucoup d’artistes le disent : travailler le Raku, c’est se reconnecter au geste, au présent. À l’essentiel. Y a quelque chose de très sensoriel aussi. L’odeur de la fumée, le son de la pièce qui craque en refroidissant, la chaleur intense quand tu ouvres le four… C’est physique, presque chamanique par moments.

Et puis le rendu visuel, faut en parler. Tu peux avoir une même forme, cuite deux fois, elle ne donnera jamais le même résultat. C’est vivant, imparfait, profond. À l’opposé des productions industrielles trop lisses. C’est sûrement pour ça que des créateurs de tous horizons s’y mettent : potiers, designers, plasticiens… Le Raku dépasse les cases.

Et en pratique, on fait comment ?

Attention, c’est pas le genre de truc à faire dans sa cuisine. La cuisson Raku nécessite un four spécifique (souvent à gaz), en extérieur, avec toutes les précautions de sécurité qui vont avec. Et un bon masque, ça va de soi.

Il y a aussi une vraie courbe d’apprentissage. Rien que le dosage de l’émaillage, c’est tout un art. Trop épais, ça cloque. Trop fin, ça file. Et la sortie du four, c’est une chorégraphie à elle seule. On sort la pièce avec des pinces, on la met dans le seau à sciure, on referme pour créer la réduction… puis on laisse refroidir avant de nettoyer à la brosse. Le tout en espérant que le résultat soit au rendez-vous.

Mais c’est aussi ça qui plaît : le mélange de technique et d’intuition. De patience et de surprise.

Le Raku, une philosophie plus qu’une technique ?

On pourrait croire que c’est juste une mode, un effet de tendance. Mais non. Le Raku, c’est bien plus que ça. C’est une manière de penser la création. D’accepter l’accident comme partie intégrante de l’œuvre. D’aimer l’imperfection. Un peu comme dans le wabi-sabi, cette esthétique japonaise qui célèbre la beauté de l’éphémère et de l’incomplet.

Et à une époque où l’art devient parfois trop conceptuel ou trop virtuel, le Raku remet les mains dans la terre, le feu, le souffle. C’est brut, c’est chaud, c’est réel. Et franchement, ça fait du bien.

Envie d’essayer ?

Tu peux commencer par observer des pièces, te rendre à des expos, ou suivre un stage d’initiation (y en a un peu partout en France et en Belgique, souvent en été). C’est une super manière de découvrir si ça te parle sans investir direct dans tout le matos.

Et même si tu ne deviens pas céramiste du jour au lendemain, le Raku t’apprend un truc essentiel : lâcher prise, faire confiance au processus. Et ça, c’est valable dans la vie comme dans l’atelier.

Alors, tenté·e par l’expérience ?

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Comment reconnaître un vrai tableau d’un faux ? Le guide pour ne pas se faire avoir https://www.galeriegovertvandijck.nl/comment-reconnaitre-un-vrai-tableau-dun-faux-le-guide-pour-ne-pas-se-faire-avoir/ https://www.galeriegovertvandijck.nl/comment-reconnaitre-un-vrai-tableau-dun-faux-le-guide-pour-ne-pas-se-faire-avoir/#respond Thu, 03 Jul 2025 19:12:19 +0000 https://www.galeriegovertvandijck.nl/?p=8 Franchement, qui n’a jamais rêvé de tomber sur un petit chef-d’œuvre dans un vide-grenier ou une vente aux enchères obscure ? Un vrai tableau, signé, ancien, authentique… et pas une mauvaise copie ou une arnaque bien maquillée. Le truc, c’est que différencier un original d’un faux, c’est un peu comme reconnaître un vrai sac Hermès d’un faux vendu à Ibiza. Ça demande un œil, de la méthode, et parfois un peu de chance. Mais promis, avec les bons réflexes, on peut éviter pas mal de pièges.

1. Regarde la signature… mais ne lui fais pas trop confiance

Évidemment, la première chose qu’on cherche, c’est la petite signature dans un coin. Mais attention, ce n’est pas parce que c’est signé “Picasso” que c’en est un. Il existe des tonnes de faux signés — certains grossiers, d’autres hyper bien imités. Le vrai conseil ? Compare la signature à d’autres œuvres certifiées de l’artiste. Les artistes ont souvent une gestuelle, une énergie dans leur signature qui ne trompe pas. Si tu vois une signature tremblotante ou “trop propre”, méfie-toi. C’est peut-être un copier-coller maladroit.

2. Scrute les matériaux comme un détective

Un faux tableau ne triche pas que sur l’apparence : il peut trahir son époque. Par exemple, si on te vend un “Rembrandt” peint sur une toile polyester avec des agrafes… problème. À l’époque, on utilisait du lin, des clous, des pigments naturels. Les craquelures, la patine, l’usure du châssis… tout ça raconte une histoire. Et un faux, même bien fait, a souvent un “je-ne-sais-quoi” de trop neuf, ou de trop artificiellement vieilli.

3. Regarde le revers du tableau (et pas que le recto)

On n’y pense pas toujours, mais l’arrière d’un tableau est une mine d’indices. Le bois du châssis est-il ancien ? Les clous sont-ils rouillés naturellement ou “vieillis” au chalumeau ? Y a-t-il des étiquettes de galerie, des cachets d’exposition, des inscriptions au crayon ? Bref, le verso peut parfois en dire plus que le recto. Et un faussaire pressé négligera souvent ce détail.

4. Décrypte le style et la technique

Tu connais cette sensation bizarre quand tu écoutes une chanson “dans le style de…” et que quelque chose sonne faux ? Pareil pour la peinture. Les artistes ont des gestes, des choix de couleurs, une touche reconnaissable entre mille. Regarde comment la peinture est posée. Est-ce que ça semble instinctif ou laborieux ? Est-ce que la lumière, les ombres, la perspective sont maîtrisées ?

Un vrai tableau a souvent une cohérence invisible. Un faux cherche à trop bien faire. Et parfois, il exagère ce qui fait la “marque” d’un artiste, comme si on caricaturait son style.

5. Vérifie la provenance : d’où vient cette œuvre ?

L’un des meilleurs moyens de savoir si un tableau est vrai, c’est de connaître son histoire. Où a-t-il été exposé ? Par quelles mains est-il passé ? Est-il répertorié dans un catalogue raisonné (si l’artiste en a un) ?

Un tableau sans aucun passé connu, vendu sur Le Bon Coin sans certificat ni preuve… c’est clairement louche. Et si le vendeur devient nerveux quand tu poses trop de questions, c’est pas bon signe non plus.

6. Ne te fie pas au cadre ni à la “gueule de l’objet”

Un beau cadre doré, un aspect ancien, une odeur de grenier… tout ça peut être monté de toutes pièces. J’ai déjà vu un faux Modigliani dans une boutique à Rome : le tableau était bidon, mais le cadre ? Sublime. Il valait presque plus que la peinture. Ne te laisse pas avoir par l’emballage.

7. Fais appel à un expert si tu as un doute

Parfois, on veut y croire. On se dit “et si c’était un original ?”. Mais mieux vaut être lucide que rêveur. Tu peux faire appel à un expert indépendant, à un commissaire-priseur, ou à une maison de vente reconnue. Certains laboratoires font même des analyses chimiques pour dater les matériaux. C’est pas donné, mais si tu penses avoir trouvé une pépite, ça vaut le coup.

En bref : confiance, oui, mais vérification d’abord

Reconnaître un vrai tableau d’un faux, c’est un mélange de flair, de connaissance et de prudence. Il n’y a pas de méthode miracle, mais il y a des indices, des alertes, des gestes simples qui peuvent t’éviter de tomber dans le panneau.

Et surtout, rappelle-toi : un faux bien fait peut tromper beaucoup de monde, même des pros. Alors ne culpabilise pas si tu hésites. Pose des questions, recoupe les infos, et écoute ton intuition. Et si tu sens que quelque chose cloche… c’est peut-être qu’il faut creuser.

Et toi, t’es déjà tombé sur un faux ? Ou au contraire, t’as fait une trouvaille ? Raconte, ça m’intéresse.

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